Lucas était fatigué. Pourtant, le soleil venait à peine de se lever, et se diluait dans les nuages gris un peu blancs, dans le ciel indécis. Mais voilà, c'était cette fatigue éraillée qui vous fait bailler sans même une raison valable, lassé de tout, vous vouliez rompre les liens du réel et juste fermer les yeux encore.



Pourtant, au lieu de retourner au creux de son lit rêver à on ne sait quoi, Lucas avança d'un pas nonchalant devant les portes de l'ennui : Bonjour, les cours. Il passa devant les petits sixièmes impressionnés, qui avaient sans doute peur qu'il les morde : pourtant, il ne leur jeta pas ce regard dédaigneux qu'il avait tant envie de leur balancer. Il était du genre à adhérer au proverbe "l'espoir fait vivre", et lui, il voulait qu'ils espèrent encore et encore pour mieux se décomposer. Si Lucas les envoyait bouler, il serait juste un salaud, mais s'ils avaient raté l'occasion d'être son pote...Qu'est-ce qu'ils étaient nuls. C'était ce petit principe qui le faisait sourire.



Lucas était adoré au collège, parce qu'inaccessible sans doute : on avait, si jeune, l'adoration de cette violence et de cette provocation qu'il aimait cracher à la gueule d'autrui sans le moindre filtre. Et puis, il était beau après tout : pas de cette beauté presque scolaire et quotidienne, de celle qu'on chopait dans les films et les livres - parce que vous comprenez, dans la vraie vie, les cheveux mi-longs, ça fait pd - et quoi de mieux que des préados pour aduler les héros de films et de livres ?



Après tout, il avait eu cette chance d'être hors-norme...Pourquoi se priverait-il des privilèges que cela conférait ?



Il serra quelques mains sur son passage, un sourire narquois fendant son visage d'ange. Il se souvenait de leurs noms, de leurs têtes, de leur statut, et tous lui apparaissaient tellement stupides. Il était un roi dans sa cour, un roi du monde en devenir. Tout puissant, incroyable, indétrônable.



Il finit par rejoindre ses acolytes – ou plutôt les plus hauts placés. Ils fumaient. Lucas, il n'avait encore jamais touché à la clope. Quand il était entré dans la jungle du collège, il avait hésité. Après tout, ça donnait cette allure un peu plus mature... ça imposait le respect. Mais il avait tant attendu que s'étaient imposées à lui d'autres raisons. Puisque tous les autres fumaient...Il était encore plus supérieur en gardant ses poumons sains. Enfin. Il les salua, avec un vague spectre de sourire hypocrite, remettant en place ses longues mèches noires – si elles barraient trop le bleu de ses yeux, il perdrait de son éclat.



La discussion s'instaura, et il la laissa suivre son cours sans vraiment s'y immiscer. Il n'en avait pas l'envie, et de toute façon, il pouvait bien se le permettre. Ils étaient tous pareils de toute façon, du gel, des vêtements de marque un peu flashy et ce faux air négligent. Ils l'enviaient.



- Mais Lucas, c'est pas ton ex là-bas ? Léa ?



- Ah...Possible.



Il ne jeta même pas un regard vers la direction qu'on lui indiquait. Lucas était toujours aussi indifférent. Comme s'il faisait de son attention un lot inestimable, précieux et inaccessible au commun des mortels. Et le pire était que ça marchait.



- Pourquoi tu l'as quittée ? Ça avait l'air de bien marcher.



- T'as vu sa gueule ? Riposta-t-il, cette fois avec un sourire moqueur.



Et un rire guttural agita les quelques adolescents autour de lui. Il était ignoble, détestable et pourtant adoré, mais qui s'en plaindrait ?



- Mais mec, elle est pas laide, osa argumenter l'un (il laissa couler), qui est à ton goût, si elle l'est pas ?



- Aglaé.



Ils se consultèrent du regard. Aglaé. Évidemment. Enfin, un hésita : casquette posée avec beaucoup trop de soin sur un gel appliqué trop généreusement, c'était un petit nouveau dans le cercle des grands. Un ignorant.



- C'est qui, Aglaé ? finit-il par articuler.



Les œillades réprobatrices de ses pairs lui apprirent qu'il avait gaffé. Lucas songea qu'il était mal parti, ce mec. Très mal parti, tant et si mal parti qu'il ferait bien demi-tour.



- C'est une fille du lycée.



C'était la fille du lycée, aurait bien rétorqué Lucas. Et même la fille tout court. Aglaé, elle était magique. Magique. Elle était loin au-dessus de lui - c'était bien la seule au-dessus de lui à vrai dire. Sauf peut-être Lyuba...



- Tu saurais ça si tu venais en soirée...Pardon, j'oubliais que t'étais coincé, cingla Lucas.



C'était mérité. Tellement mérité. Et le doux agneau se recroquevilla, pour se faire oublier.



- Bon les mioches, c'est pas tout ça mais ça a sonné, grogna un pion, déginguandé – celui qui les aimait pas.



Lucas s'avança vers le bâtiment aux briques grisâtres et un peu dégueulasses, aux fenêtres sales d'ennuis et de rêveries perdues. Suivi de sa troupe, il se sentait pourtant seul - il avait le nom d'Aglaé qui lui sonnait en tête. Aglaé, Aglaé, Aglaé.

Un jour, elle serait sa reine.



 

 


lucas le bg

     Bon bah voilà, je vous présente Lucas. Lucas le gentil, aimable, sympathique, poli et modeste monsieur de la fratrie. C:

Alors voilà aussi sa tête (même si il risque de changer un petit peu, je perds toujours cette skin. Et ses cheveux. J'vous jure, c'est ouf).

J'en suis fière de sa bouille n'empêche, pour une fois y en a un qui tient des deux parents équitablement ;_; btw la génétique de Max est bg. Merci Cos jtm (même si tu liras pas, saleté) 

Par ailleurs, ouais, Lucas c'est une s a l o p e r i e  de ouf.

Excusez ses propos d'ailleurs, je tiens à préciser que c'est pas du tout ce que moi-même je pense. Je suppose que c'est facile à deviner, mais des fois que.

Donc le Lucas qui se prend pour un prince / roi (il se décide pas trop, m'voyez) et sa cour...

Et une Aglaé. 

Et un pas de plus dans mes intrigues fucked uuuup \o/

Je vous aime et j'ai envie de vous parler au point de combler le blanc entre ici et le bas de l'image mais que vous dire à part que je vous aime, que je suis pas sûre de moi (ça fait pas bonne presse, dit-on, mais tant pis) et que ce come-back est un peu foireux.

Autrement, chaque gosse va avoir son petit truc à lui. Donc ça va encore être le bordel. Merci d'être fidèles à ce gros bordel. (ou alors si vous le quittez, merci d'avoir supporté tout ça jusqu'ici :'))

 

Et puis....

Voilà. 

 

 

Anaé la belle

 

 

 C'EST PLUS ANAE EN FAIT LOL

 

 

 

Coeur sur vos faciès ♥